Les start-up françaises ont levé 7,4 milliards d'euros en 2025 en 618 opérations, selon le baromètre EY du capital-risque. 1 Le montant ne recule que de 5 % sur un an, mais le nombre de tours chute de 15 %, et sans la levée hors norme de Mistral, la baisse en valeur atteindrait 26 %. 1 Le marché n'est pas fermé, il est devenu sélectif : moins de dossiers financés, des décisions plus lentes, des conditions plus protectrices.
Lever suppose donc de savoir pourquoi, auprès de qui et avec quels jalons, et d'accepter que la négociation porte autant sur les clauses que sur la valorisation. Voici la méthode, le calendrier réaliste et les erreurs les plus fréquentes.
À quoi sert une levée de fonds, et quand elle n'est pas la bonne réponse
La première question n'est pas « combien peut-on lever ? », mais « quel capital permet d'atteindre le prochain point de création de valeur ? ». Une levée dilutive doit financer un changement d'échelle identifiable : accélération commerciale, ouverture d'un marché, industrialisation du produit, acquisition, renforcement réglementaire ou passage à la rentabilité. Le montant devient crédible lorsque chaque euro demandé se rattache à un jalon mesurable, en tenant compte de la consommation de trésorerie, des recrutements prévus et d'une marge de sécurité réaliste. Lever davantage n'est pas toujours préférable si la dilution supplémentaire ne permet pas de franchir un cap significatif.
Lever en capital-risque, c'est vendre une fraction de son entreprise à des investisseurs qui parient sur une croissance très rapide et attendent une sortie sous cinq à huit ans. Une entreprise rentable à croissance régulière n'a en général pas intérêt à céder son capital à un investisseur qui exigera une sortie. Les alternatives méritent d'être passées en revue.
- L'autofinancement. Croître au rythme de sa trésorerie, sans dilution ni pression de sortie ; beaucoup de belles entreprises n'ont jamais levé.
- Bpifrance. Bourse French Tech, aides à l'innovation, prêts d'amorçage sans garantie personnelle, prêts qui accompagnent une levée, et un diagnostic de préparation à la levée cofinancé pour moitié. 2
- La dette et le financement sur revenus. Ils ne diluent pas mais se remboursent quoi qu'il arrive : la dette bancaire ou venture suppose des revenus récurrents ou des actifs, le revenue-based financing une fraction prévisible du chiffre d'affaires futur.
- Le BSA-AIR. Les fonds sont versés immédiatement contre des actions émises au prochain tour, avec décote et plafond. Utile pour financer quelques mois sans fixer de valorisation, en suivant la dilution cumulée.
Les tours de table et ce que les investisseurs attendent à chaque étape
- Le pre-seed. Une équipe, une vision, au mieux un prototype. Business angels et fonds de pré-amorçage parient sur les personnes.
- Le seed. Le produit existe et des premiers clients l'utilisent : on cherche rétention, premiers revenus et un plan précis d'usage des fonds sur dix-huit à vingt-quatre mois.
- La série A. Le fonds attend un modèle démontré : revenu récurrent en croissance régulière, coût d'acquisition cohérent avec la valeur d'un client, marge brute lisible, équipe de direction au-delà des fondateurs.
- La série B. Le modèle fonctionne, il s'agit de l'étendre à de nouveaux pays, segments ou produits, en démontrant l'efficacité du capital déjà consommé.
- La série C et au-delà. L'entreprise prépare une position de leader, des acquisitions ou une sortie, avec des fonds de growth et des corporates.
À chaque stade ses investisseurs. 3 Les business angels investissent leur propre argent et apportent du temps et un réseau : France Angels recense 5 500 business angels actifs, qui ont investi 98,6 millions d'euros en 2024, à travers 445 investissements dans des start-up. 4 Les fonds d'amorçage et de capital-risque gèrent l'argent de tiers selon une thèse, un stade et un ticket définis. Corporate venture, family offices et Bpifrance, qui souscrit à la plupart des fonds français et co-investit sans mener les tours, complètent le paysage.
Construire un récit d'investissement qui tient face aux questions
Avant le premier rendez-vous, le dossier doit répondre à six questions que tout comité d'investissement posera. Le deck, le business plan et les métriques doivent y apporter la même réponse, sans écart de discours entre associés.
- Le problème et son urgence. L'investisseur doit comprendre pourquoi le problème mérite une solution maintenant et pourquoi le budget existe chez le client.
- Le marché accessible. La taille de marché doit être reliée au segment réellement adressable et à une méthode de calcul explicite, pas à un chiffre global repris d'une étude.
- La traction. Croissance, rétention, revenus récurrents, pipeline, engagement des utilisateurs ou preuves commerciales, présentés avec leur contexte et avec des définitions constantes d'un mois sur l'autre.
- L'avantage compétitif. Produit, technologie, distribution, marque, données, réglementation ou coûts de changement pour le client : ce qui explique pourquoi la position peut se défendre dans le temps.
- L'économie du modèle. Marge brute, coût d'acquisition, génération de trésorerie et trajectoire vers une rentabilité soutenable doivent être cohérents entre le deck et le business plan.
- L'équipe. Le récit doit montrer pourquoi les fondateurs et les recrutements prévus sont adaptés à la prochaine phase, et comment le plan d'intéressement retiendra les personnes clés.
Le déroulé d'une levée, étape par étape
- La préparation. Quels jalons ce tour doit-il financer, et pour quel montant ? Viennent ensuite le business plan, dont chaque hypothèse doit se défendre ; le deck, une quinzaine de pages sur le problème, la solution, le marché, le modèle, la traction, l'équipe et l'usage des fonds ; le tableau de métriques mensuel ; et la data room : statuts, table de capitalisation, pactes, contrats clients, propriété intellectuelle, comptes. Il est utile d'y ajouter une liste de réponses préparées aux sujets sensibles, départ d'un associé, concentration d'un client, litige, pour éviter les écarts de discours et accélérer les échanges.
- Le roadshow. Un fonds n'est pertinent que si son stade, son ticket, sa géographie, son secteur et son rythme de déploiement correspondent au dossier ; il faut aussi regarder la taille de son véhicule, ses participations proches et sa capacité à suivre lors des tours suivants. Le ciblage se construit par cercles : investisseurs prioritaires, fonds compatibles mais moins évidents, investisseurs stratégiques ou internationaux. Les introductions qualifiées sont précieuses, mais un processus bien préparé ne doit pas dépendre du seul réseau personnel des fondateurs. Les rendez-vous sont concentrés sur quatre à huit semaines pour que les offres arrivent ensemble. Un investisseur qui se croit seul dispose de tout le temps nécessaire pour approfondir, négocier ou différer sa décision ; un calendrier coordonné avec plusieurs discussions sérieuses crée un point de comparaison et permet de choisir un partenaire plutôt que d'accepter un financement. Cette dynamique ne doit jamais être artificielle : elle repose sur des informations communiquées rapidement et des échéances annoncées dès le début.
- La term sheet. Le fonds qui souhaite mener le tour remet une lettre d'intention fixant valorisation, montant et grandes clauses, avec une exclusivité de quelques semaines. Elle n'engage pas l'investissement, mais c'est là que tout se négocie : signée, elle laisse peu de marge. 5
- Les due diligences. Audits financier, juridique, fiscal et social, revue du produit, appels de clients. Une data room complète et des métriques cohérentes évitent la renégociation.
- Le pacte d'associés et le closing. Le pacte traduit la term sheet en engagements précis entre tous les actionnaires ; au closing, les actes sont signés, les fonds versés et les titres émis.
Les clauses de la term sheet expliquées simplement
- Valorisation pré-money et post-money. La pré-money est la valeur de l'entreprise avant l'apport, la post-money l'inclut ; la part de l'investisseur est le montant investi divisé par la post-money. Si le plan d'intéressement des salariés est inclus dans la pré-money, la dilution pèse sur les fondateurs.
- La liquidation préférentielle. En cas de cession, l'investisseur récupère sa mise avant le partage du prix ; dans la version participante, il participe en plus au partage du solde. Dans les sorties intermédiaires, les plus fréquentes, elle peut absorber l'essentiel de la valeur au détriment des fondateurs. 5,6 Il faut la simuler sur plusieurs prix de sortie.
- L'anti-dilution et le ratchet. Si un tour ultérieur se fait à une valorisation inférieure, l'investisseur reçoit des actions supplémentaires. Le full ratchet le replace comme s'il avait investi au prix bas ; la moyenne pondérée ne compense que partiellement. 5
- La gouvernance. Sièges au conseil et décisions soumises à l'accord des investisseurs : budget, embauches clés, endettement, nouvelle levée, cession.
- Le vesting et les clauses de sortie. Les titres des fondateurs s'acquièrent progressivement, souvent sur quatre ans, et peuvent être rachetés à prix réduit en cas de départ anticipé. Sortie conjointe, obligation de sortie et préemption fixent qui décide de la sortie. Les clauses de départ distinguent le bon et le mauvais partant, avec des prix de rachat différents. La taille du plan d'intéressement en BSPCE et le moment où il est constitué font aussi partie de la négociation.
Au-delà des clauses, le choix du fonds doit intégrer sa réputation auprès des dirigeants qu'il a déjà financés, sa capacité à participer aux tours suivants, son expertise du secteur et la qualité de la relation avec l'associé qui suivra le dossier. Appeler quelques fondateurs de son portefeuille, y compris ceux dont l'histoire s'est mal terminée, est un exercice que trop peu d'entrepreneurs font.
Combien de temps faut-il compter ?
De la décision de lever au versement des fonds, comptez de quatre à neuf mois : un à deux mois de préparation, un à deux mois de rendez-vous, quelques semaines jusqu'à la term sheet signée, puis deux à trois mois de due diligences et de closing. Les levées longues sont fréquentes : les fonds eux-mêmes mettent plus de temps à boucler leurs propres levées, France Invest le relève pour 2024. 7 Lancez donc avec au moins neuf à douze mois de trésorerie devant vous : un fondateur qui négocie avec trois mois de caisse n'a plus de levier.
Anticiper le tour suivant dès celui-ci
Un bon financement donne à l'entreprise le temps d'exécuter son plan et d'arriver au tour suivant avec des preuves supplémentaires. Cela suppose d'éviter une consommation de trésorerie construite sur des hypothèses trop optimistes et de conserver une marge de manœuvre si le marché se ferme temporairement, comme il l'a fait pour de nombreux dossiers entre 2023 et 2025.
Les investisseurs regardent aussi la structure du capital après l'opération. Une table de capitalisation lisible, des fondateurs qui conservent une part suffisante pour rester motivés sur plusieurs tours et un plan d'intéressement adapté aux équipes facilitent les financements futurs. À l'inverse, une dilution excessive dès l'amorçage est l'une des raisons les plus fréquentes pour lesquelles un fonds de série A renonce à un dossier par ailleurs attractif.
Le contexte français en 2024-2026 : sélectif, mais actif
Les logiciels et l'intelligence artificielle ont attiré 3,3 milliards d'euros en 2025, en hausse de 9 %, selon EY. 1 Au premier semestre 2025, le capital-investissement français a investi 14,7 milliards d'euros, en baisse de 5 %, et les sociétés de gestion ont levé 17,4 milliards, en recul de 6 %, selon France Invest. 8 En venture et growth, la collecte 2024 avait progressé de 34 %, mais avec 105 fonds levés, le plus bas niveau depuis 2021 : l'argent existe, concentré dans moins de mains. 7
Les erreurs les plus fréquentes
- Lever trop tôt. Ouvrir un tour avant d'avoir atteint les jalons du stade visé conduit à des refus en série : les fonds se parlent.
- Se focaliser sur la valorisation. Une valorisation élevée assortie d'une liquidation préférentielle participante et d'un full ratchet peut rapporter moins qu'une valorisation modeste à conditions simples. 5
- Négocier avec un seul fonds. Sans alternative crédible, le fondateur accepte la term sheet qu'on lui propose.
- Négliger la table de capitalisation. BSA-AIR accumulés, associés inactifs, plan d'intéressement inexistant : autant de sujets à régler dans l'urgence avant le closing.
Vous envisagez de lever : est-ce le bon moment pour vous ?
C'est la première question que nous posons, et la réponse n'est jamais mécaniquement « tout de suite », même dans un marché actif. Le bon moment dépend de deux choses : de vous, c'est-à-dire de votre ambition, de la dilution que vous acceptez et de votre horizon personnel, et de votre entreprise, c'est-à-dire de sa capacité à démontrer aujourd'hui les jalons attendus au stade visé. Nous rencontrons deux situations.
- Vos jalons sont atteints et votre dossier est presque prêt. La traction correspond au stade visé, les métriques sont tenues, l'équipe est en place et vous savez ce que financera le tour. Ou bien vous avez compris qu'un partenaire financier, avec son réseau, son expérience des passages à l'échelle et ses moyens, permettra à l'entreprise de franchir une étape qu'elle ne franchirait pas seule, ce qui a un côté rassurant pour vous comme pour vos équipes. Quelques semaines suffisent alors pour finaliser le dossier et lancer un processus organisé, dans un marché qui joue en votre faveur.
- Votre entreprise a besoin de temps pour atteindre les jalons. La rétention n'est pas démontrée, le revenu récurrent manque de régularité, un client pèse trop lourd, la marge brute n'est pas lisible. Lever reste possible, mais au prix d'une valorisation inférieure et de clauses plus lourdes. Nous vous dirons alors franchement qu'il vaut mieux consacrer quelques mois, parfois un an, à atteindre ces jalons, et nous pouvons vous accompagner sur cette phase avant de lancer le tour quand vous serez réellement prêt.
Les chantiers qui font la différence sont connus : fiabiliser les métriques, démontrer la rétention, diversifier la clientèle, structurer l'équipe, nettoyer la table de capitalisation et articuler fonds propres, aides et dette. L'intérêt d'en parler tôt, même sans certitude de vouloir lever, est de savoir dans laquelle de ces deux situations vous vous trouvez et de décider en connaissance de cause plutôt que sous la contrainte d'une trésorerie qui s'épuise.
Le rôle d'un conseil en levée de fonds et sa rémunération
Un conseil en levée de fonds intervient en chef d'orchestre : il aide à définir le montant et le moment, construit le deck et la data room, cible les investisseurs pertinents et obtient les introductions, organise le calendrier pour que les fonds avancent en parallèle, compare les term sheets en simulant les clauses sur plusieurs scénarios de sortie et négocie avec l'avocat jusqu'au closing, pendant que le dirigeant continue à faire croître son entreprise.
Sa rémunération repose sur deux composantes : des honoraires fixes, ou retainer, pour la préparation, réalisée quelle que soit l'issue, et des honoraires de succès, calculés sur les montants effectivement levés et versés au closing, qui en constituent l'essentiel et alignent ses intérêts sur ceux du fondateur. Un conseil sérieux sait aussi dire qu'un moment n'est pas venu.
Face à des investisseurs professionnels, le fondateur qui lève pour la première fois, seul et sans alternative, est rarement en position d'équilibre. Ce qu'il touchera à la sortie dépend de la liquidation préférentielle, de l'anti-dilution, de la gouvernance et des clauses de sortie autant que de la valorisation annoncée.
Le rôle d'un conseil indépendant est de dire si le moment est venu, d'identifier l'ensemble des investisseurs pertinents, de les mettre en concurrence dans un processus organisé et confidentiel, et de négocier au-delà de la seule valorisation : on choisit un partenaire pour cinq à huit ans, pas seulement un chèque.
Questions fréquentes
Quand faut-il lever des fonds pour sa startup ?
Le bon moment pour lever est celui où l'entreprise a atteint les jalons attendus au stade visé, prototype et équipe en pre-seed, premiers clients et rétention en seed, revenu récurrent en croissance régulière en série A, et où elle dispose encore de neuf à douze mois de trésorerie. Lever trop tôt conduit à des refus en série, lever trop tard prive le fondateur de tout levier. Il faut parler aux fonds avant que la trésorerie ne contraigne l'entreprise.
Combien de temps dure une levée de fonds ?
De la décision de lever au versement des fonds, une levée en capital-risque prend en général de quatre à neuf mois : un à deux mois de préparation du deck, du business plan et de la data room, un à deux mois de rendez-vous, quelques semaines jusqu'à la term sheet signée, puis deux à trois mois de due diligences, de pacte d'associés et de closing. Les levées plus longues sont fréquentes dans un marché devenu sélectif.
Quelle dilution accepter lors d'une levée de fonds ?
La dilution se mesure sur l'ensemble du parcours, pas sur un seul tour : le fondateur doit conserver après chaque levée une part suffisante pour rester motivé et pour que les fonds des tours suivants acceptent d'investir. Elle dépend du montant levé rapporté à la valorisation post-money, mais aussi du plan d'intéressement, des BSA-AIR en attente de conversion et des clauses d'anti-dilution. La bonne approche consiste à lever le montant qui permet d'atteindre le prochain jalon.
Qu'est-ce qu'une term sheet et que faut-il y regarder ?
La term sheet est la lettre d'intention du fonds qui souhaite mener le tour ; elle fixe la valorisation, le montant, les grandes clauses du futur pacte et ouvre une exclusivité. Elle n'engage pas l'investissement, mais une fois signée elle laisse peu de marge. Au-delà de la valorisation pré-money, il faut lire la liquidation préférentielle, l'anti-dilution, les droits de veto, le vesting, les clauses de départ et la taille du plan de BSPCE, et simuler l'ensemble sur plusieurs prix de sortie.
Qu'est-ce qu'un BSA-AIR et quand l'utiliser ?
Le BSA-AIR, bon de souscription d'actions à accord d'investissement rapide, permet à un investisseur de verser des fonds immédiatement contre des actions émises lors du prochain tour, avec une décote et un plafond de valorisation. Il sert à financer quelques mois sans fixer de valorisation et avec une documentation légère, en pre-seed ou en relais avant une série A. Son risque principal est l'accumulation : plusieurs BSA-AIR non convertis rendent la table de capitalisation illisible.
Quel est le rôle de Bpifrance dans une levée de fonds ?
Bpifrance finance directement les jeunes entreprises par des aides à l'innovation, la Bourse French Tech, des prêts d'amorçage sans garantie personnelle et des prêts qui accompagnent une levée. Elle souscrit à la plupart des fonds de capital-risque français et co-investit dans de nombreux tours sans les mener. Elle propose aussi un diagnostic de préparation à la levée de fonds cofinancé, qui aide le fondateur à structurer son dossier avant de rencontrer les investisseurs.
À quoi sert un leveur de fonds et comment est-il rémunéré ?
Un conseil en levée de fonds aide à définir le montant et le moment, construit le deck et la data room, cible les investisseurs pertinents et obtient les introductions, organise le calendrier pour que les fonds avancent en parallèle, compare les term sheets en simulant les clauses sur plusieurs scénarios de sortie et négocie avec l'avocat jusqu'au closing. Sa rémunération combine des honoraires fixes pour la préparation et des honoraires de succès calculés sur les montants effectivement levés.
Faut-il contacter beaucoup d'investisseurs pour lever des fonds ?
L'objectif n'est pas le volume mais la pertinence. Une liste resserrée de fonds dont le stade, le ticket, le secteur et le rythme de déploiement correspondent au dossier, complétée par un second cercle d'investisseurs compatibles ou stratégiques, est plus efficace qu'un envoi massif : les fonds se parlent, et un dossier vu partout sans suite se dévalorise. Ce qui compte est que plusieurs discussions sérieuses avancent en parallèle pour disposer d'un point de comparaison.
Sources publiques consultées
- EY, Baromètre EY du capital-risque en France, bilan de l'année 2025 (janvier 2026) : https://www.ey.com/fr_fr/newsroom/2026/01/barometre-ey-du-capital-risque-sur-l-anee-2025 (étude d'un cabinet d'audit et de conseil, fiabilité élevée)
- Bpifrance, Diag Levée de fonds, document de cadrage de la prestation (février 2026) : https://diaginno.bpifrance.fr/storage/sites/2/2026/02/Cadrage_Diag_Levee_de_fonds_13022026.pdf (banque publique d'investissement, fiabilité élevée)
- Bpifrance Création, Rechercher des investisseurs pour financer son projet : https://bpifrance-creation.fr/moment-de-vie/rechercher-investisseurs-financer-son-projet-creation-dentreprise (guide officiel, fiabilité élevée)
- France Angels, Bilan 2024 de l'activité des business angels (avril 2025) : https://franceangels.org/wp-content/uploads/2025/04/Extene-Bilan-2024-Activite-des-Business-Angels.pdf (fédération des réseaux de business angels, chiffres déclaratifs, fiabilité bonne)
- FrenchWeb, La valorisation ne suffit plus : ce que les fondateurs découvrent trop tard dans une term sheet, tribune d'un avocat (avril 2026) : https://www.frenchweb.fr/la-valorisation-ne-suffit-plus-ce-que-les-fondateurs-decouvrent-trop-tard-dans-une-term-sheet/461183 (média spécialisé, point de vue d'un praticien du droit, fiabilité bonne)
- Maddyness, Investissement : pourquoi la liquidation préférentielle pose problème (15 septembre 2025) : https://www.maddyness.com/2025/09/15/investissement-pourquoi-la-liquidation-preferentielle-pose-probleme/ (média spécialisé start-up, fiabilité bonne)
- France Invest, Info presse Venture & Growth 2024 (juin 2025) : https://www.franceinvest.eu/wp-content/uploads/2025/06/INFO-PRESSE-France-Invest-Venture-Growth-2024.pdf (association professionnelle du capital-investissement, fiabilité élevée)
- France Invest, Activité du capital-investissement français au 1er semestre 2025 (octobre 2025) : https://www.franceinvest.eu/wp-content/uploads/2025/10/CP-France-Invest-Activite-S1-2025-VDEF.pdf (association professionnelle du capital-investissement, fiabilité élevée)