Céder ou adosser sa clinique vétérinaire : groupes financés par des fonds, règles de l'Ordre et choix des associés

La médecine vétérinaire des animaux de compagnie n'a jamais autant soigné, ni autant attiré d'investisseurs. Entre réseaux adossés à des fonds, contrôle de l'Ordre sur la détention du capital et pénurie de praticiens, les options d'un vétérinaire qui pense à l'avenir de sa clinique se sont multipliées.

Sommaire

Un projet de cession, d'acquisition ou de levée ?

Échange confidentiel →

Jusqu'au début des années 2010, une clinique vétérinaire se transmettait presque toujours de la même manière : un associé partant cédait ses parts à un confrère déjà présent ou à un jeune diplômé qui s'endettait pour entrer au capital. Ce schéma existe encore, mais il n'est plus le seul. L'assouplissement des règles de détention du capital en 2010 a ouvert la porte à des réseaux de cliniques, dont les plus grands sont aujourd'hui financés par des fonds d'investissement et comptent plusieurs centaines de sites en France, tandis qu'un grand nombre de structures restent détenues par leurs praticiens.

Dans le même temps, les jeunes vétérinaires se sont tournés vers le salariat, l'Ordre a durci son contrôle sur les montages qui privent les praticiens du contrôle effectif de leur société, et l'Autorité de la concurrence s'est saisie du sujet. Pour l'associé, l'adossement peut répondre à des objectifs très différents : transmettre, sécuriser son patrimoine, recruter, investir ou se recentrer sur la médecine plutôt que sur la gestion. Cela change les acquéreurs possibles, le calendrier et la préparation de sa clinique.

Un marché qui a presque doublé en dix ans

Le chiffre d'affaires des cliniques vétérinaires a progressé de 90 % entre 2015 et 2025 selon Xerfi, porté par un nombre record de chiens et de chats, par une clientèle qui considère l'animal comme un membre de la famille et par une demande de soins plus techniques. 1 La France compte environ 73 millions d'animaux de compagnie et plus de la moitié des Français possèdent un chien ou un chat, d'après l'enquête publiée par la FACCO en 2026. 2 Contrairement à la santé humaine, les soins vétérinaires ne sont soumis à aucune régulation tarifaire.

L'Atlas démographique de l'Ordre national des vétérinaires recensait 6 625 établissements de soins et 3 751 sociétés d'exercice au 31 décembre 2022, pour 20 844 vétérinaires inscrits. 3 L'édition 2024, arrêtée au 31 décembre 2023, en dénombre 21 494, dont plus de 73 % exercent principalement auprès des animaux de compagnie et 15 % seulement auprès des animaux de rente. 4,5 Le nombre d'inscrits a augmenté de 13,9 % entre 2019 et 2023, mais en 2023, 53,8 % des nouveaux inscrits n'avaient pas étudié dans une école française. 6 La profession est féminine à près de 60 %, et à 75 % chez les moins de 40 ans. 4 Le salariat pèse lourd : les salariés du secteur libéral représentent 39 % des inscrits fin 2023, et l'exercice individuel ne concerne plus qu'un vétérinaire sur dix. 4 L'atlas met aussi en évidence des écarts territoriaux marqués : dans de nombreuses zones, recruter et fidéliser les vétérinaires est devenu le premier déterminant de la croissance d'une clinique. 4,5

Les moteurs de la consolidation

Plusieurs facteurs structurels poussent les cliniques à se regrouper ou à rejoindre un réseau.

  • La pénurie de vétérinaires et la montée du salariat. Le ministère de l'Agriculture reconnaît une « désertification vétérinaire » dans les territoires ruraux et il manquait entre 800 et 1 000 vétérinaires en 2023 selon les chiffres cités au Sénat. 5 Les jeunes diplômés privilégient le salariat, des horaires encadrés et le travail en équipe. Une clinique de deux ou trois associés peine à recruter et à remplacer, ce qui limite directement l'ouverture des créneaux, là où un réseau propose plannings mutualisés, parcours de carrière et remplaçants. Le plan de renforcement des écoles, qui vise 75 % de vétérinaires formés en plus entre 2017 et 2030, ne produira ses effets qu'à la fin de la décennie. 5,6
  • La spécialisation médicale et l'investissement technique. Imagerie, bloc opératoire, hospitalisation, analyses sur place, urgences, référé, logiciel métier : le niveau d'équipement et d'équipe attendu exige des capitaux que les associés ne peuvent pas toujours apporter seuls. Les réseaux financent ces investissements, organisent des parcours de référé entre établissements et négocient leurs achats à l'échelle de centaines de sites.
  • La mutualisation des fonctions support. Ressources humaines, achats, comptabilité, marketing, informatique et recrutement peuvent être centralisés au niveau d'un réseau, ce qui libère du temps médical dans chaque clinique. Pour beaucoup d'associés, se décharger de la gestion est une motivation aussi forte que l'aspect financier.
  • L'arrivée de capitaux abondants. IVC Evidensia, contrôlé par le fonds EQT, a racheté les 51 cliniques du groupe VetOne après une levée de 3,5 milliards d'euros en 2021. 1 Mon Véto a levé 100 millions d'euros auprès d'Ardian en 2023, puis racheté 85 cliniques en 2024 et une cinquantaine en 2025. 1 Argos Vétérinaire a levé 100 millions d'euros à la mi-2025, compte 115 cliniques et en vise 200. 1 Ces chiffres rapportés par Xerfi donnent la mesure de la demande. 1
  • Le renouvellement des générations d'associés. Beaucoup de cliniques créées dans les années 1990 et 2000 arrivent au moment de la transmission. Faire entrer un jeune confrère au capital suppose qu'il accepte de s'endetter et de gérer, ce qui n'est plus l'aspiration majoritaire. Le réseau devient alors le successeur le plus disponible, et offre une alternative au rachat traditionnel entre praticiens.

Qui rachète les cliniques aujourd'hui

Le cadre juridique conditionne la forme des opérations. L'article L. 241-17 du Code rural impose que plus de la moitié du capital et des droits de vote d'une société vétérinaire soit détenue par des vétérinaires exerçant en son sein. 7 Surtout, le Conseil d'État a jugé le 10 juillet 2023 que cette majorité ne suffit pas si les statuts, un pacte d'associés ou une promesse de vente privent les vétérinaires du contrôle effectif de leur société : il a confirmé la radiation de sociétés liées à AniCura, et l'Ordre a ensuite engagé des procédures comparables visant des structures rattachées à IVC Evidensia et Mon Véto. 7,8 Les réseaux ont depuis adapté leurs montages, mais tout schéma proposé à un cédant doit être examiné à la lumière de cette jurisprudence.

L'Autorité de la concurrence a ajouté sa propre grille de lecture dans son avis du 13 octobre 2025 sur le secteur vétérinaire : elle relève une concentration déjà notable dans certains départements et très élevée dans certaines communes, résultant d'acquisitions de cliniques qui échappent le plus souvent au contrôle des concentrations, annonce qu'elle suivra les effets de ces rachats et pourra examiner a posteriori les opérations problématiques, et s'interroge sur les grilles tarifaires communes et les objectifs de chiffre d'affaires imposés aux vétérinaires des réseaux. 9 Elle recommande aussi que les cliniques affichent leur appartenance à un réseau. 9 Pour un cédant, cela signifie que la situation concurrentielle locale fait désormais partie de l'analyse d'une opération. Quatre profils d'acquéreurs se dégagent.

  • Les réseaux nationaux et internationaux adossés à des fonds d'investissement. IVC Evidensia, Mon Véto, Sevetys ou Argos Vétérinaire acquièrent cliniques généralistes et centres hospitaliers vétérinaires selon une logique de « buy and build » : constituer un réseau dense, mutualiser achats, informatique et recrutement, puis céder l'ensemble à un autre investisseur à l'horizon de cinq à sept ans. 1 Ils recherchent des cliniques bien implantées et des équipes stables, et les cédants conservent la majorité du capital de leur société d'exercice.
  • Les réseaux régionaux et les groupements de vétérinaires indépendants. Des groupes régionaux construisent une densité locale et des parcours de référé entre établissements. Des groupements non financiarisés, dont Xerfi cite l'exemple de VPLUS, mutualisent achats, services et formation sans transfert du capital, pour les associés qui veulent rester maîtres de leur outil. 1
  • Les groupes industriels de l'animal de compagnie. Le groupe Mars, présent dans l'alimentation animale, détient AniCura ; le Conseil d'État a admis en 2023 que cette activité ne faisait pas obstacle par elle-même à une participation. 7
  • Les confrères voisins et les vétérinaires repreneurs. La transmission entre praticiens reste une option pour une structure indépendante, et la fusion de deux ou trois cliniques d'un même bassin pour partager un plateau technique, les gardes et les fonctions administratives reste le regroupement le plus naturel.

Ce que cela change pour le vétérinaire associé

Il n'y a plus un seul chemin de transmission, mais plusieurs.

  • La cession totale convient à l'associé qui approche de la retraite, avec une période d'exercice de un à trois ans pour assurer la continuité auprès de la clientèle et de l'équipe.
  • L'adossement avec réinvestissement s'adresse aux associés, quel que soit leur âge, qui ont encore plusieurs années d'activité devant eux : ils cèdent l'essentiel de la valeur économique de leur clinique, réinvestissent une partie du prix dans la holding du réseau et participent à la valeur créée lors de l'opération suivante. Il est souvent pertinent avant un cycle d'investissement important ou lorsqu'un associé souhaite réduire progressivement son activité.
  • Le rapprochement entre confrères permet de constituer un groupe territorial contrôlé par des vétérinaires, de financer ensemble un plateau technique et d'offrir aux jeunes praticiens une organisation attractive.
  • La recomposition du capital de type OBO permet à l'associé fondateur de monétiser une partie de ses titres, financée par la dette, et de faire entrer de jeunes vétérinaires au capital à des conditions soutenables.

Quel que soit le schéma, le capital humain est déterminant : une clinique dont plusieurs praticiens sont autonomes et dont l'organisation médicale est claire rassure davantage un acquéreur qu'une structure à forte activité mais à l'équipe fragile. Voici ce que les acquéreurs regardent avant tout.

  • L'équipe et sa fidélisation. Nombre de vétérinaires et d'auxiliaires, ancienneté, rotation des effectifs, recours aux remplaçants, organisation des gardes et capacité de l'équipe à porter la relation avec la clientèle après le départ d'un associé sont les premiers points examinés.
  • Le mix d'activité. Répartition entre consultation, chirurgie, hospitalisation, imagerie, nouveaux animaux de compagnie, équine ou référé, et part de la vente de produits et d'aliments : ce profil détermine la rentabilité et les synergies possibles avec le réseau.
  • La base de clients actifs. Nombre de clients vus dans l'année, fréquence des visites, panier moyen et dynamique de la clientèle renseignent sur la solidité commerciale de la clinique.
  • Le plateau technique et son renouvellement. Qualité des équipements, bloc, imagerie, laboratoire, logiciel métier, et calendrier des investissements à venir pèsent sur le prix comme sur le projet de l'acquéreur.
  • La localisation et le bail. Démographie du territoire, concurrence locale, attractivité pour le recrutement, concentration déjà atteinte par les réseaux dans la zone, sécurité et durée du bail sont analysés site par site.
  • La conformité réglementaire. Pharmacie vétérinaire, gestion des médicaments et des déchets, statuts et pacte d'associés conformes à la jurisprudence sur le contrôle effectif : ces sujets conditionnent la sécurité juridique de l'opération.
  • La rentabilité réelle. Une fois la rémunération des associés ramenée à un niveau de marché et les éléments exceptionnels retraités, c'est la marge récurrente qui fonde la discussion.

Vous envisagez de céder : est-ce le bon moment pour vous ?

C'est la première question que nous posons, et la réponse n'est pas la même pour tous. Le bon moment pour une cession ou un adossement n'est jamais mécaniquement « tout de suite », même dans un marché où les réseaux disposent de capitaux abondants. Il dépend de deux choses : de vous, c'est-à-dire de vos projets de vie, de votre horizon personnel et de vos objectifs patrimoniaux, et de votre clinique, c'est-à-dire de sa capacité à extérioriser aujourd'hui toute la valeur qu'elle recèle. Nous rencontrons deux situations.

  • Votre clinique est quasiment prête. L'équipe est complète et stable, l'activité est diversifiée, le plateau technique est récent, les associés sont alignés sur leur calendrier et la rentabilité est lisible. Ou bien vous souhaitez inscrire votre clinique dans un projet plus large, celui d'un grand réseau, souvent sous LBO, qui apporte les outils, les expertises et les moyens d'absorber les évolutions du métier, ce qui a un côté rassurant pour vous comme pour vos équipes. Dans ce cas, quelques semaines de préparation suffisent pour aller sur le marché. Le contexte actuel, avec un nombre d'acquéreurs qui n'a jamais été aussi élevé, joue alors en votre faveur.
  • Votre clinique a besoin de temps. Un vétérinaire salarié expérimenté vient de partir et la chirurgie a reculé, une pénurie aiguë de praticiens limite les créneaux, la marge a été affectée par la hausse des salaires ou par un investissement récent, ou la pharmacie et les obligations réglementaires appellent une mise en ordre. Vendre reste possible, mais c'est accepter une décote et des modalités moins favorables. Nous vous dirons alors franchement qu'il vaut mieux consacrer plusieurs mois, parfois quelques années, à travailler ces points, et nous pouvons vous accompagner sur cette phase avant de lancer l'opération quand vous serez réellement prêt.

Les chantiers qui font la différence dans une clinique vétérinaire sont connus : fidéliser l'équipe salariée et traiter la question du recrutement avant d'ouvrir le marché, diversifier l'activité au-delà de la médecine générale, documenter l'activité par vétérinaire et par type d'acte, sécuriser le bail, planifier le renouvellement du plateau technique, mettre à jour statuts et pacte d'associés au regard de la jurisprudence sur le contrôle effectif, et normaliser la rémunération des associés pour faire apparaître la rentabilité réelle. Il faut aussi clarifier le projet d'après : rôle de chaque associé, autonomie médicale, politique de ressources humaines et niveau de mutualisation souhaité, car c'est ce qui emporte l'adhésion de l'équipe. Selon votre point de départ, ces chantiers prennent quelques semaines ou quelques années.

L'intérêt d'en parler tôt, même sans certitude de vouloir vendre, est de savoir dans laquelle de ces deux situations vous vous trouvez, et de décider en connaissance de cause plutôt que sous la contrainte d'une sollicitation directe d'un réseau, du départ d'un associé ou d'une difficulté de recrutement.

Face à des réseaux qui réalisent plusieurs dizaines d'acquisitions par an avec des équipes dédiées, le vétérinaire qui négocie seul est rarement en position d'équilibre. La valeur d'une clinique ne se résume pas à un prix facial : elle dépend de la structure de l'opération (part comptant, complément de prix, réinvestissement dans la holding), des contrats de services avec le réseau, des garanties, des conditions d'exercice et de rémunération des associés, du sort de l'équipe et de la gouvernance conservée. Deux offres au même montant peuvent recouvrir des réalités très différentes.

Le rôle d'un conseil indépendant en fusions-acquisitions est d'établir une valorisation objective de la clinique, d'identifier l'ensemble des acquéreurs pertinents, réseaux financés par des fonds, groupes régionaux, groupements de vétérinaires, groupes industriels et confrères, de les mettre en concurrence dans un processus structuré et confidentiel, et de négocier les conditions au-delà du seul prix. Cette mise en concurrence protège le cédant : elle lui permet de comparer des projets réellement différents.

Questions fréquentes

Pourquoi les cliniques vétérinaires se regroupent-elles ?

Principalement pour recruter et fidéliser des vétérinaires dans un contexte de pénurie, mutualiser les fonctions support et les gardes, financer des équipements d'imagerie, de chirurgie et d'hospitalisation de plus en plus coûteux, et organiser la transmission des associés quand les jeunes diplômés préfèrent le salariat à l'endettement. Les réseaux financés par des fonds d'investissement ont accéléré ce mouvement depuis 2021.

Un fonds d'investissement peut-il racheter une clinique vétérinaire ?

Pas directement en majorité. Le Code rural impose que plus de la moitié du capital et des droits de vote d'une société vétérinaire soit détenue par des vétérinaires qui y exercent, et le Conseil d'État a jugé en 2023 que cette majorité doit s'accompagner d'un contrôle effectif des praticiens, sans pacte ni promesse de vente qui les en prive. 7 Les réseaux financés par des fonds interviennent donc par une holding, des contrats de services et une participation minoritaire, dans des montages que l'Ordre contrôle de près.

Un vétérinaire peut-il vendre sa clinique et rester praticien ?

Oui, c'est même le schéma le plus courant avec les réseaux, qui ont besoin des vétérinaires pour assurer la continuité des soins et la relation avec la clientèle. Après une cession totale, l'associé exerce généralement un à trois ans ; après un adossement avec réinvestissement, il poursuit durablement son activité, souvent déchargé de la gestion. Les conditions d'exercice, la rémunération et l'autonomie médicale doivent être définies précisément dans les accords.

Qui rachète les cliniques vétérinaires en France ?

Les réseaux nationaux et internationaux adossés à des fonds d'investissement, comme IVC Evidensia, Mon Véto, Sevetys ou Argos Vétérinaire, réalisent la majorité des opérations. S'y ajoutent des réseaux régionaux, des groupements de vétérinaires indépendants qui mutualisent sans prendre le capital, des groupes industriels de l'animal de compagnie comme Mars avec AniCura, et des confrères voisins ou repreneurs dans une logique de transmission entre praticiens.

Combien de temps dure la cession ou l'adossement d'une clinique vétérinaire ?

Il faut généralement compter six à neuf mois entre le lancement du processus et la signature : préparation du dossier, approche confidentielle des acquéreurs, offres, audits financiers, juridiques et réglementaires, négociation, puis formalités auprès de l'Ordre. L'alignement des associés sur leur calendrier et la résolution préalable des questions de recrutement sont les principaux facteurs de rapidité. La préparation en amont peut prendre de quelques semaines à plusieurs années.

Que regarde un groupe qui veut racheter une clinique vétérinaire ?

D'abord l'équipe : nombre de vétérinaires et d'auxiliaires, stabilité, organisation des gardes et capacité à conserver la clientèle. Ensuite le mix d'activité entre consultation, chirurgie, hospitalisation et imagerie, la base de clients actifs, le plateau technique et son renouvellement, la localisation et le bail, la conformité de la pharmacie et des statuts, et la rentabilité réelle une fois la rémunération des associés normalisée.

Que devient l'équipe après la cession d'une clinique vétérinaire ?

Les contrats de travail sont transférés avec la société, et les réseaux ont tout intérêt à conserver les vétérinaires et les auxiliaires, qui sont la principale source de valeur dans un marché en pénurie. L'intégration apporte généralement des plannings mutualisés, des parcours de carrière et des outils, mais aussi des procédures communes. Clarifier avant l'opération le rôle de chacun, l'autonomie médicale et le niveau de mutualisation est ce qui emporte l'adhésion de l'équipe.

Pourquoi mettre plusieurs réseaux en concurrence pour céder sa clinique vétérinaire ?

Parce que les offres diffèrent sur bien plus que le prix : part réinvestie dans la holding, contrats de services et redevances, autonomie médicale conservée, conditions de rémunération des associés, garanties et sort de l'équipe. Un processus confidentiel qui sollicite plusieurs acquéreurs en parallèle permet de comparer ces projets sur une base homogène et de renforcer la position des associés cédants face à des réseaux qui négocient des dizaines d'opérations par an.

Sources publiques consultées

  1. Xerfi, Le marché des cliniques vétérinaires à l'heure de la financiarisation, avis d'expert d'Alix Merle (13 avril 2026) : https://www.xerfi.com/blog/le-marche-des-cliniques-veterinaires-a-l-heure-de-la-financiarisation_1997 (institut d'études sectorielles, fiabilité élevée)
  2. FACCO, Rapport d'activité 2026, chiffres de la population animale et du marché de l'alimentation pour animaux de compagnie (juin 2026) : https://www.facco.fr/wp-content/uploads/2026/06/rapport-activite-facco-2026.pdf (fédération professionnelle, fiabilité bonne)
  3. Ordre national des vétérinaires, Atlas démographique de la profession vétérinaire, édition 2023 (données au 31 décembre 2022) : https://www.veterinaire.fr/system/files/files/2023-12/ATLAS-NATIONAL-2023%20V07122024.pdf (source ordinale officielle, fiabilité élevée)
  4. Ordre national des vétérinaires, Atlas démographique 2024 (données au 31 décembre 2023), actualité du 2 août 2024 : https://www.veterinaire.fr/communications/actualites/atlas-demographique-2024 (source ordinale officielle, fiabilité élevée)
  5. Sénat, question écrite n° 01999 de Mme Marie-Pierre Richer et réponse du ministère de l'Agriculture sur la pénurie de vétérinaires en milieu rural (réponse du 21 novembre 2024) : https://www.senat.fr/questions/base/2024/qSEQ241001999.html (source parlementaire et ministérielle, fiabilité élevée, chiffres de l'atlas 2024 cités dans la question)
  6. Sénat, question écrite n° 03401 de M. Éric Gold et réponse du ministère de l'Agriculture sur la démographie vétérinaire (réponse du 4 décembre 2025) : https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250203401.html (source parlementaire et ministérielle, fiabilité élevée)
  7. Conseil d'État, 4e et 1re chambres réunies, décision n° 442911, Centre hospitalier vétérinaire Nordvet et Clinique vétérinaire Saint-Roch (10 juillet 2023) : https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2023-07-10/442911 (jurisprudence, fiabilité élevée)
  8. Ordre national des vétérinaires, communiqué de presse sur la mise en application des décisions de radiation (28 septembre 2023) : https://www.veterinaire.fr/system/files/files/2023-09/Communiqu%C3%A9%20de%20Presse%20-%20Mise%20en%20application%20des%20d%C3%A9cisions%20de%20radiations%20280923.pdf (source ordinale officielle, fiabilité élevée)
  9. Autorité de la concurrence, avis 25-A-12 du 13 octobre 2025 relatif aux conditions de concurrence dans le secteur des services vétérinaires et du médicament vétérinaire, communiqué du 24 octobre 2025 : https://www.autoritedelaconcurrence.fr/fr/communiques-de-presse/lautorite-de-la-concurrence-rend-public-son-avis-relatif-aux-conditions-de (autorité administrative indépendante, fiabilité élevée)